Tempête du 4 août : des dizaines de millions de dollars de perte pour les producteurs agricoles

20 août 2017 - Fédération de l’UPA de la Montérégie - (MG)

Les violents orages qui se sont abattus en Montérégie Ouest ce 4 août dernier ont causé des dommages qui se chiffrent à plusieurs dizaines de millions de dollars pour les producteurs agricoles. Des dommages majeurs aux champs et aux bâtiments sont signalés à Saint-Isidore, Sherrington, Saint-Édouard et Saint-Cyprien-de-Napierville. D’autres municipalités pourraient s’ajouter à cette liste.

Photo : Christian Tremblay
Photo : Christian Tremblay

Les producteurs maraîchers et de grandes cultures (maïs, blé et soya) ont particulièrement goûté à la violence des éléments déchaînés. «C’est une situation absolument catastrophique pour nos producteurs,» a dit Jérémie Letellier, 1er vice-président de la Fédération de l’UPA de la Montérégie. «Chose certaine, les pertes sont grandes, d’autant plus que plusieurs agriculteurs n’étaient pas assurés. Cette situation rappelle la microrafale de 2012 qui s’est abattue dans la même région

La tempête a ravagé un secteur important pour la production agricole. «La région est reconnue,  à juste titre, comme Les jardins du Québec en raison de la concentration de producteurs maraîchers,» a expliqué Jean-Claude Guérin, maraîcher et président du Syndicat local des Jardins-de-Napierville. «Moi-même gravement touché par la tempête, j’ai pu constater l’ampleur des dégâts chez mes voisins agriculteurs. C’est vraiment désolant de voir tant de champs dans un tel état. Les producteurs ont vu le fruit de leur travail disparaître en quelques minutes. Il faut absolument que la zone soit déclarée sinistrée afin que d’autres programmes d’aide soient disponibles.»  

La Fédération de l’UPA de la Montérégie demande aux producteurs agricoles touchés par la tempête de communiquer avec la Financière agricole du Québec afin de signaler les dommages subis. «Les programmes actuels d’assurance-récolte ne sont pas adaptés à la réalité, particulièrement pour les maraîchers. C’est pour cette raison que plusieurs ne sont pas assurés ou qu’ils ne s’assurent pas à la pleine valeur. Depuis plusieurs années, l’UPA demande à ce qu’ils soient revus. Un programme catastrophe doit être mis sur pied pour contrer les phénomènes exceptionnels comme celui-ci.» a mentionné M. Letellier.

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