Prévenir la délinquance juvénile et l’exploitation sexuelle

23 juin 2016 - Équipe Mobilis de la Direction de la protection de la jeunesse - entre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Est - (MG)

La période estivale est un moment où les jeunes adolescents sont souvent moins encadrés et plus libres de vaquer à leurs propres occupations, rendant cette période plus propice à la délinquance juvénile.

De plus, les risques de recrutement liés à l’exploitation sexuelle se sont accrus au cours des dernières années avec l’omniprésence des médias sociaux.

Il importe donc pour le parent d’encadrer son adolescent et de miser sur des actions et des attitudes qui viseront à prévenir la délinquance juvénile et l’exploitation sexuelle.

  • Le flânage et l’oisiveté doivent être évités. La prise en charge des jeunes par un adulte (animateur, moniteur, entraîneur, etc.) et un suivi de leurs sorties doivent être assurés.
  • Aidez-les à développer leurs compétences ou intérêts (sports, loisirs, arts, musique, etc.) et valorisez leurs talents. Plus les jeunes vivent de succès, mieux se porteront leur confiance et leur estime.
  • Surveillez leurs activités et passe-temps : assurez-vous qu’ils ne commettent pas d’activités illicites. En plus des nombreux délits possibles, trop souvent le proxénétisme vient s’ajouter aux pratiques; autant les filles que les garçons peuvent être impliqués.
  • Soyez attentifs : leurs amis, leurs amoureux ou leurs fréquentations sont non seulement importants à leurs yeux mais ils représentent un bon indicateur pour le parent. La fréquentation de pairs délinquants est l’élément mettant le plus à risque les jeunes. Il est essentiel de connaître minimalement leur nom complet, leur occupation et leurs coordonnées : un simple surnom est inquiétant.
  • Les médias sociaux vous donnent accès à une multitude d’information sur vos jeunes. Questionnez-les sur l’usage qu’ils en font et quels médias ils utilisent. Ayez leurs mots de passe et regardez ce qu’ils partagent et commentent. Assurez-vous qu’un deuxième compte n’existe pas sans votre consentement et surtout, n’hésitez pas à intervenir si des éléments vous inquiètent.

La clé demeure la communication…

  • Parlez-leur de vos valeurs, même si ce n’est qu’à sens unique.
  • Prévenez-les des dangers et outillez-les afin de se sortir de situations à risque. Aidez-les à trouver des solutions pour quitter le groupe… sans perdre la face.
  • Faites preuve d’ouverture. Écoutez-les et donnez-leur raison lorsque c’est le cas. Reprenez leurs erreurs de pensée (justifier des comportements criminels pour se faire justice soi-même, vouloir trop rapidement l’appât du gain au lieu de travailler pour, etc.). Tentez de voir comment ils justifient leurs comportements et pour quelle raison.
  • Il faut éviter de rompre la relation. Demeurez présent, tout en conservant le même discours face à la criminalité. Surtout, assurez-leur de votre présence en cas de besoin.

Vous n’êtes pas seul. N’hésitez pas à demander de l’aide si nécessaire. Votre CLSC, le 8-1-1 et les organismes communautaires de votre région peuvent vous outiller afin de mieux intervenir auprès de vos adolescents.

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